Ils nous ont dit n’importe quoi. (et je les crus..)

Voilà les élections sont derrière nous et on va enfin passer à autre chose. On aura tout entendu et son contraire en même temps. Ils avaient tous la solution pour notre pays. C’était promis nous allions redevenir le premier de la classe. Tous nous ont fait entrevoir le meilleur pour bientôt.

La droite voulait nous faire croire que le pays était en faillite. Seule des mesures radicales d’économie dans tous les secteurs pouvaient nous sauver. Oui il fallait les croire, nous vivons au-dessus de nos moyens. Les autres au pouvoir avaient précipité notre beau pays au fond de l’abîme dans lequel il se trouvait maintenant. Toujours les autres et surtout nous qui profitons un peu trop des largesses de l’état sans rien redonner en contrepartie.  Mais que cette France allait mal et il fallait la redressée.

La gauche, l’extrême gauche pour être précis ne nous disait pas autre chose mais avec ses mots à elle. Ce gouvernement avait vendu notre pays aux patrons et à la haute finance. Tout était à refaire dans ce pauvre pays. En cachant à peine ses mots elle prône la révolution de la France d’en bas. Oui avec la révolution tout devrait s’arranger. Plus de pauvres plus de riche et surtout plus rien pour personne.

La gauche de gouvernement ne savait plus où elle était. Le président préférait se retirer sans gloire. Tous ceux qui ont voulu le remplacer nous ont aussi tout promis. On ferait mieux cette fois-ci. Notre société le valait bien, cinq années de plus et vous verrez ce que vous verrez.

Une chose pourtant revenait sans cesse. Tous voulaient faire de notre pays le premier en Europe devant la grande Allemagne. Il suffirait de redonner des marges à nos entrepreneurs, une petite dose de simplicité dans notre code du travail et dans les directives qui nous arrivaient de Bruxelles et vous allez voir ce que vous allez voir.

Il me semble que nos experts politiques et les autres qui leur explique du matin au soir ce qu’ils doivent faire ont oublié de voir c’est que nos amis allemands sont réellement.  Puisse-on redonner quelques chevaux à un moteur d’une petite voiture elle sera toujours une petite voiture face aux grosses cylindrées. La structure industrielle de l’Allemagne qui n’est en rien comparable avec celle notre pays. Depuis les année 70 notre pays a beaucoup perdu au plan industriel. Au contraire de l’Allemagne qui a sensiblement renforcé ses structures industrielles moyennes. Un système scolaire plutôt bien orienté vers les débouchés que peut offrir l’industrie nous montre que nous avons fait les mauvais choix quant au notre où la recherche de l’égalitarisme est une impasse.

Notre pays est devenu à son insu un élément parmi d’autres de la zone économique dominé par l’Allemagne et cela n’est pas prêt de changer rapidement. Faire de nous en moins de cinq années le premier pays de l’Europe est une utopie que des hommes politiques incompétents veulent nous faire croire. Pourtant tout n’est pas figé dans notre monde. Des révolutions industrielles il y en a eu de nombreuses. Nous les avons traversées et notre pays est toujours debout. Une nouvelle révolution est déjà bien engagée, celle du numérique avec le big-data. Cela ne sera plus les compétences qui seront au centre de cette révolution mais l’analyse des comportements. Les interactivités dictent déjà les nouveaux rapports entre les citoyens. La présente du tiers de confiance s’estompe pour donner la place à la relation directe.  Notre corps ne nous appartient plus et notre pensée mise en forme.

Notre pays possède assez d’éléments pour participer à cette nouvelle révolution. Il faut le vouloir et il me semble que la grande majorité de notre classe politique n’a pas encore pris conscience de cette réalité. À l’occasion de cette élection ils nous ont raconté des histoires. Ils nous ont surtout montré qu’ils avaient manqué le train de l’histoire et pendant un court instant je les ai crus.

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